Avec toutes nos excuses, Nadine

Nadine Morano, la castafiore du gouvernement, la fille des banlieues, la reine du dancefloor nous a gratifiés d’une sortie pour le moins honteuse où elle assimile jeunes, musulmans, casquette, verlan, baguette, identité, … Et tout cela dans la même phrase…
Belle performance pour notre secrétaire d’état préférée (devant Fadela Amara) qui fait partie du gouvernement Fillon II à la faveur du remaniement gouvernemental du 23 juin 2009.

La secrétaire d’État auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville est chargée de la Famille et de la Solidarité !
Et en matière de solidarité, elle nous démontre tout le sens de ce mot dans ces temps troubles de débats sur l’identité nationale française.

Une solidarité exprimée justement lors d’un débat tenu à Charmes dans les Vosges, elle énonce sans ambages :
« On ne fait pas le procès d’un jeune musulman. Sa situation, moi je la respecte. Ce que je veux, c’est qu’il se sente français lorsqu’il est Français. Ce que je veux, c’est qu’il aime la France quand il vit dans ce pays, c’est qu’il trouve un travail, et qu’il ne parle pas le verlan ». « C’est qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers. C’est qu’il essaye de trouver un boulot, et qu’on l’accompagne dans sa formation. C’est tout ça. Et je crois que si on veut être porteur de paix, on doit accepter l’autre dès lors qu’il respecte les lois ».

Une petite traduction s’impose donc pour ceux qui ne comprendraient pas le sens du mot solidarité!

« On ne fait pas le procès d’un jeune musulman. Sa situation, moi je la respecte »
lire : « On ne fait pas le procès d’un jeune musulman. Sa situation, moi je la subis. »

Ce que je veux, c’est qu’il se sente français lorsqu’il est Français. Ce que je veux, c’est qu’il aime la France quand il vit dans ce pays, c’est qu’il trouve un travail, et qu’il ne parle pas le verlan »
lire : « Ce que je veux, c’est qu’il se sente français lorsqu’il est Français. Sinon dehors! Ce que je veux c’est qu’il aime la France quand il vit dans ce pays qui n’est pas vraiment son pays, c’est qu’il trouve un travail, mais priorité aux vrais français de souche, et qu’il ne parle ni le verlan ni l’arabe ».

« C’est qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers. C’est qu’il essaye de trouver un boulot, et qu’on l’accompagne dans sa formation. C’est tout ça. Et je crois que si on veut être porteur de paix, on doit accepter l’autre dès lors qu’il respecte les lois »,
lire : « C’est qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers car ils en ont tous une et on les reconnait pas. C’est qu’il essaye de trouver un boulot et qu’on l’accompagne dans sa formation parce qu’ils ne font pas de longues études. Pour finir je crois que si on veut être porteur de paix, on doit accepter l’étranger dès lors qu’il n’est pas encore en infraction vis à vis de nos lois ».

Voilà ! Une traduction s’imposait pour bien vous démontrer toute la richesse de la réflexion, tout l’engagement de N. Morano pour nous permettre un débat serein et apaisé voulu par le Président de la République qui a d’ailleurs publié une tribune dans Le Monde où il parlait de « respecter ceux qui arrivent et ceux qui les accueillent…. » ou quelque chose de la sorte….

Chère Nadine Morano, comprenant toute la finesse de votre analyse dans ce débat, nous vous présentons nos plus sincères excuses.
Vous ne vous êtes pas mal exprimée, nous ne vous avons tout simplement pas compris, nous n’avons pas pu comprendre toute la justesse de vos propos.
Vous êtes la victime Nadine, nous ne faisons plus confiance aux retranscriptions malhonnêtes des journalistes, j’en veux pour preuve la façon dont certains esprits mal placés ont interprété les propos de Brice Hortefeux sur les Auvergnats ou plus récemment ceux de Rachida Dati sur son amour de la choucroute.

Au nom du journaliste de l’AFP qui a (malhonnêtement) retranscrits vos propos, nous nous excusons.
Au nom de ces millions de français qui se sont sentis insultés par votre propos, nous nous excusons.
Oui, je sais, ca fait beaucoup…

Voilà.
Mais l’année n’est pas finie Nadine.
15 jours pour finir en beauté une année 2009 qui aura battu des records de saillies racistes.
15 jours pour mettre une touche finale à l’impunité dont jouissent nos plus hauts représentants.
15 jours pour que vous soyez vous aussi récompensée de vos efforts comme Brice Hortefeux qui a reçu un prix pour sa lutte contre le racisme et l’antisémitisme.
Il n’y a pas de raison, chacun doit avoir sa récompense après tout.

C’est un effort quotidien que vous réalisez-là et soyez sûre que nous sommes tout à fait conscients des prouesses que vous déployez pour nous convaincre de la justesse de votre action.
Tous ensemble, pour tous ceux qui veulent changer le monde, et à un degré moindre notre vision de l’identité nationale, nous nous excusons Nadine.

Nous vous avons compris (copyright C. De Gaulle), nous, Nadine.

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