Award reward ? Quand maquiller sa ville paie

Tout le monde sait que l’obtention d’un prix aux Oscar ou aux Césars conduit généralement à un changement drastique dans la vie d’un comédien. D’autant plus lorsque l’on est une minorité. Ces exemples de succès que l’on a surtout observé Outre-Atlantique commencent à faire leur effet en France.

Aux Etats-Unis on sait ce que les acteurs des minorités doivent aux quotas à Hollywood. Depuis le succès de Sweet Sweetback’s Baadasssss Song de Melvin Van Peeble, le cinéma américain a reconnu l’indéfectible sexiness Black. C’est ce que nous apprend le changement de « scénar » de la série Shaft et l’essor de la Blaxploitation. Comme je le disais, lorsque l’on met un peu « de Black, de blackos » quelque part, souvent on en récolte les fruits. C’est clinquant, ça fait de l’argent, la diversité est au rendez-vous et de vraies stars naissent.

Qui peut oublier le glamour NOIR avec Sidney Poitier Oscar du meilleur acteur dans Lillies of the Field ; Denzel Washington Oscar du meilleur acteur dans Training Day ; Halle Berry Oscar de la meilleure actrice dans Monster Ball ; Viola Davis Oscar de la meilleure actrice dans The Help ; ou dernièrement encore Lupita Nyong’o Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour 12 Years A Slave. Et tout le monde l’aura noté, elle est vraiment NOIRE. J’en connais un qui a retenu la leçon.

Chez nous, après les succès de Jamel Debbouze, la France s’est éprise d’un grand Black. Après son rôle dans Intouchables Omar a obtenu le César du meilleur acteur. Oui, oui, ou Sy Sy ! Aujourd’hui Omar, malgré son prénom comme Obama, casse la baraque aux States. Cette année on le verra dans X-Men. Days of Future. Trop fort. On kiffe. On est fier de lui !

D’autant plus fier, que Les Indivisibles aussi participe à l’histoire de France. Vous devez vous souvenir du film Bienvenu à Évry avec dans le premier rôle Manuel Valls en maire, fier de ses origines espagnoles et naturalisé Français en 1982. Pour rappelle la bande annonce démarrait ainsi : « Belle image de la ville d’Évry… Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos ». C’était en 2010 et, Les Indivisibles, lui décernait la banane d’or, dans la catégorie « Origine contrôlée ».

Depuis 2010, Manuel Valls brille de tous feux. Il est passé de maire d’Évry à ministre de l’Intérieur pour aujourd’hui être Premier ministre des Français. Il a aussi successivement dénoncé Léonarda, défendu l’honneur de la France en pourfendant Dieudonné,… On ne sait plus où donner de la tête mais on l’applaudit le bougre !

On risque de créer une nouvelle catégorie pour la cérémonie des Y a Bon Awards : « Meilleur comédien du Paysage Politique Français »

K. Mariquian Ahouansou

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