Banlieue, je te vois!

Suite à l’altercation qui a eu lieu le 4 juin sur le plateau  de son émission, la journaliste Arlette Chabot se serait inquiétée de l’influence de  « la culture de banlieue » sur le ton du débat politique français!
« Tous les coups sont permis” aurait elle gravement constaté. La culture banlieue version Arlette Chabot c’est Fight Club. Tous les coups y sont permis et le but est de s’en mettre plein la gueule.

En effet, les Indivisibles ont fait le même constat: depuis  que la France est gouvernée par un Président issu de la banlieue parisienne,  les provocations verbales fusent de tout bord.
Bien inspirés par les “Casse toi pauv’ con”, “On va vous débarrasser de cette racaille” et autres « Descends un peu l’dire »,les politiques ont perdu la tête!

Ainsi, on a pu entendre hier  Daniel Cohn Bendit qualifier François  Bayrou de “minable”, un vrai langage de banlieusard (qui s’est déjà rendu au delà du périphérique sait que “minable” est un terme couramment employé pour saluer son voisin).

Les Indivisibles déplorent cette mauvaise influence et invitent “la banlieue” a surveiller son langage pour éviter de propager sa grossière culture et saluent Arlette Chabot pour la très grande perspicacité de sa fine analyse politique.
A entendre Madame Chabot, culture et banlieue n’iraient pas de pair : la culture de banlieue serait l’anti-culture. Il est d’ailleurs évident qu’à l’exception regrettable de ces deux messieurs contaminés par cette culture de sauvages, nos personnalités politiques très cultivées ne s’adressent jamais que politesses et mots courtois (qui se souvient que Jacques Chirac avait qualifié Laurent Fabius de “roquet” en 1986?).

Remercions les politiques discriminatoires qui limitent de façon salutaire l’intrusion de la culture banlieue en politique.

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