Christine et Alain, bravo !!!

Le 27 octobre 2010, on commémorait le triste anniversaire de la mort de Zyed et Bouna à Clichy sous Bois, à la suite de laquelle les révoltes ont éclaté dans les quartiers populaires.

Le 30 octobre, la radio RFI met fin à l’émission Microscopie d’Edouard Zambeaux, la direction lui prétextant que “les banlieues françaises ne méritent pas 47 minutes hebdomadaires sur l’antenne de RFI.”

Edouard Zambeaux est dépité, ecoeuré…et nous Indivisibles aussi. Et pourtant… et pourtant …“les banlieues françaises ne méritent pas 47 minutes hebdomadaires sur l’antenne de RFI.”….

Mais c’est vrai et archi vrai !!!!

Bah oui, d’ailleurs, en regardant le sommaire des 10 dernières émissions, par exemple, on voit bien que Microscopie en était convaincu : « Gens du voyage, 13ème sommet internationale de la francophonie, délinquance des mineurs, la piste de l’abricot, le delta du Saloum au Sénégal, la journée du refus de l’échec scolaire, le sport éduque-t-il ? , la précarité du logement chez les « vieux », la classe d’accueil de Sevran, l’armée 1er recruteur de France..

Au reste, comme événement social, les « émeutes » de 2005 et 2007 n’ont pas marqué les esprits, ni les consciences. La preuve : elles n’ont débouché sur rien. Quant à l’analyse du fond, hein…bon à quoi ça sert ?

Microscopie s’était donnée comme postulat d’aller voir pas seulement « entre les murs », mais dedans, et au-delà, tisser des liens sociaux, faire parler, entendre, comprendre et débattre.
Et en enquêtant, longuement, analysant, donnant la parole, la sous-pesant, la contredisant…aaaah mais quelle perte de temps !!!!

Toutes ces explications, tout ce temps d’antenne pour dire que les choses sont plus compliquées…
Plus compliquées qu’un coup de menton présidentiel, même avec un roulement d’épaules et écarquillement de sourcil ; qu’une saillie auvergnate d’un ministre de l’Intérieur, ou du nakafokon du poing sur la table d’un ministre communiquant, d’un pilier de bar, d’un animateur télé avide de facilité plutôt que de subtilité chez Ardisson ou Ruquier, ou d’un tartuffe intellectuel qui enrobe la pauvreté de son esprit par la prétention de croire que parler sur France Culture, c’est à la fois acculturer la France et franciser la culture…ah làlà, mais que tout cela est pénible.

Donc, merci à RFI . merci à ses 2 dirigeants, Alain de Pouzilhac (proche de Nicolas) et Christine Ockrent (proche de Bernard qui est proche de Nicolas), de reprendre en main l’antenne !

Pour la méthode, alors là chapeau !! Zèle, efficacité, intransigeance ; du beau travail, de parfaits collaborateurs.

Et puis quelle habileté aussi, hein, à l’heure ou quand Le Point ne bidonne pas sur la banlieue (tiens justement ? ) et enquête sur une affaire d’Etat, il se fait dépouiller de l’ordinateur d’un journaliste inquiétant (euh, non, excusez mon lapsus, il fallait lire enquêtant) tout comme Le Monde et Médiapart ; et bien à RFI, pas de vol, pas de soubresauts. La solution ? Radicale : tu gênes, tu disparais.

Guillaume, pour les Indivisibles.

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