Dans la peau (blanche ou noire) d’un journaliste

Je vais la faire courte. Si j’écris cet article, c’est que je considère que la musique n’a pas de couleur de peau ! Un blanc peut-il faire du hip hop ? Oui ! Un noir peut-il jouer de la country ? Oui ! Connaissez-vous la country noire ? Non ! Connaissez-vous du classique blanc ? Non!

En revanche, si vous lisez la critique paru dans le monde.fr le 22/07/08, vous apprendrez qu’il existe un jazz blanc ! Mais pas n’importe lequel, un jazz tout blanc qui en plus est « empreint de légèreté ». Vous pouvez consulter cet article ici :
http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/07/22/jazz-noire-et-blanche-a-deauville_1075943_3246.html?xtor=RSS-3246
Alors je les vois déjà les personnes qui arrivent, tel des bourrins de comptoir qui vont me rétorquer : « pas de quoi en faire un fromage ! » ou bien, « mais c’est vrai, les blancs ne font pas le même jazz que les noirs ! (CQFD) » ou encore, « c’est ça les Indivisibles ? dès qu’on prononce le mot blanc ou noir, ils nous font un caca nerveux ? ». Là, j’ai une boule qui me sert la gorge.

Je cite :
« Stacey Kent, 40 ans (nous dit l’article), incarne un jazz blanc empreint de légèreté ». En face, Lizz Wright, 28 ans qui n’incarne rien du tout. En fait l’article nous indique seulement qu’elle est la fille d’un pasteur afro-américain. C’est bien? Je vous fais l’analyse de texte : le premier paragraphe de cet article n’existe que pour nous montrer que Stacey Kent c’est la chanteuse blanche et Lizz Wright la chanteuse noire. C’est génial non ?

Pas besoin d’en dire plus, le reste de l’article est bien écrit et fait une critique de ce rendez-vous musical sur la scène du casino à Deauville mais avouez franchement qu’il y a de quoi bondir de son fauteuil lorsque l’on voit quelqu’un au XXIème siècle penser qu’il existe encore une différence de capacité entre les blancs et les noirs? C’est ce que ça veut dire non ? Le jazz blanc et le jazz noir.
Un noir peut-il faire du jazz blanc ? Telle est la question qui hante les Indivisibles. Parce que s’il réussi, malgré son taux de mélanine, à faire du jazz blanc, vu qu’il est noir, ce n’est plus du jazz blanc, c’est du jazz noir ? Non ? Oui ? Non ? Arrgh !

GCM pour Les Indivisibles

Pour en savoir plus cliquez sur ces liens :
http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/07/22/jazz-noire-et-blanche-a-deauville_1075943_3246.html?xtor=RSS-3246

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