Le Jeune Front souffle ses 18 pourcents : enfin majeur !

Le Front National est désormais sorti de la minorité du vote contestataire pour rentrer dans la majorité politique de ce pays. S’il n’est pas encore au gouvernement, ses idées, ses valeurs comme il aime à le dire, font désormais partie du consensus national-républicain de notre pays. A un point où l’on craint désormais du candidat de la droite qu’il applique purement et simplement son programme. Et de la gauche que non seulement elle continue de fermer les yeux comme elle l’a souvent fait mais désormais qu’elle justifie au nom de la nation, de la République certaines politique racistes. Mais comment le Front National en est-il arrivé là ?

Quand il était en dessous de 15%, on disait de lui qu’il faisait partie des extrêmes. Extrême gauche. Extrême droite. Et pourquoi pas, extrême centre. Et vous savez c’qu’on dit sur les extrêmes ? Non ? Bah moi j’vais vous l’dire mon bon monsieur. L’extrême chez les partis ça s’traite comme les caprices chez les gamins. Faut rien leur céder, sinon on se fait bouffer ! Tu te modères sinon pas d’camembert !

Mais de temps en temps une sucette en loucedé quand il servait aux adultes à faire le sale boulot à sa place… D’abord sur l’immigration : délinquance, vol du travail des « vrais » Français.  A force de dénonciation, que de sucettes cet enfant turbulent mais prodige a réussi à grapiller de Tonton François d’abord, puis de Tonton Jacques et aujourd’hui de Tonton Nicolas et bientôt pourquoi pas de Tonton François. Ses tontons lui ont été bien reconnaissant d’avoir su “poser” les « vrais » problèmes quand eux n’osaient pas faire par respectabilité. Ses tontons voyaient-ils en lui un peu de leur jeunesse ? Quand du côté de la famille Péhaisse on soutenait la torture en Algérie Française ? Ou quand du côté de la famille Drouate on s’amusait à renverser la République ?

Mais c’est en grandissant qu’il comprit que pour être pris au sérieux, et ne plus simplement s’occuper des basses oeuvres, il devait passer un cran. S’inspirant de sa hussarde blanche de la République d’institutrice ((imaginez une Elisabeth Badinter instit et vous l’avez dans le mille)) qui arrivait à justifier les pires notes données aux gamins “des quartiers sensibles” par leur refus patent de la laïcité et des valeurs Républicaines. Faut dire un jour un de ces Mohammed de gamins poussa l’insolence et le refus de l’intégration jusqu’à pérorer dans la rituelle expression écrite de retour des Vacances à la Campagne comment il avait préféré gaspillé un mois complet de vacances l’été en restant au “quartier” à jeûner durant le mois islamique de Ramadan aux 11 autres mois d’école Républicaine laïque ! ((Heureusement que le petit Front était là lui pour redorer le blason de sa classe et raconter ses vacances de scout républicain à Avignon, la cité des Papes et son festival de Théâtre où il avait découvert les joies des soirées bien arrosées et de la séduction à la Française avec tonton Dominique. Personne ne comprit d’ailleurs pourquoi à l’évocation de ce dernier épisode la fluette Tristane se mit à pleurer. Mais en réalité, il avait passé son été chez Papi Jean-Marie à Vichy mais chuuuut…)) A partir de ce moment là, il avait trouvé son créneau : l’islamisation, les prières de rue,  la viande halal, la féminisme à la française contre leur machisme et les apéros saucisson-pinard ! Et tant pis pour l’antisémitisme de Papi Jean-Marie qui trop lourd à porter est bon pour les oubliettes !

Ainsi de ses 12 à 18 ans euhh pourcents, on commença à écouter ses souffrances et y répondre. Bien sûr, on doit le faire avec modération, les désirs incontrôlées d’un adolescent doivent pouvoir s’épanouir certes mais de manière régulée. Un travailleur clandestin expulsé par là, une enfoulardée musulmane exclue de l’école par-ci, une petite guéguerre là-bas chez eux pour sauver leurs femmes… Le jeune Front avait bien tenté d’organiser en 2002 une fête anticipée pour ses 17 ans euhh pourcents, mais le taux de participation s’avéra trop faible pour lui donner le crédit qu’il attendait. Mais déjà un verrou avait sauté : ses désirs passaient désormais pour des besoins…

C’est finalement en 2012 qu’il atteint enfin ses 18 ans euhh pourcents avec une belle participation de 6,4 millions de ses con(s de )citoyens. On le traiterait désormais comme un homme, on lui donnerait désormais du MR pour Mouvement Républicain. Il fallait compter avec lui et ses idées, les appliquer en partie si ce n’est en totalité. S’il n’est toujours pas accepté dans le gouvernement, ce n’est désormais qu’une histoire de temps. Le temps joue en sa faveur car les seuls à avoir à la fois le désir ardent comme la capacité à le remettre à sa place : au coin, j’ai nommé Mohammed et sa bande, eux ne sont toujours pas admis dans l’enceinte de la République : pas assez patriotes, pas assez catho-laïques…

Bader pour Les Indivisibles

Une réponse à Le Jeune Front souffle ses 18 pourcents : enfin majeur !

  1. Fabienne Bérouayel 4 mai 2012 at 18 h 01 min #

    A quand un retour sur le débat du 2/05?
    Un amalgamme parmi d’autre de Sarko que Monsieur Hollande ne relève pas : »La France traite mieux les misulmans en France que les chrétiens en Orient »
    C’est pour quelle date la reprise des croisades???

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